lundi 30 septembre 2013

Pays de Galle, premier jour !

 
 
 Dès les premières marches de la plate-forme d'embarquement, les larmes commencent à me monter aux yeux. Je n'ai pas eu le temps de dire au revoir à tous mes amis, et je ressens déjà un grand vide à l'idée de ne les revoir que dans un an. Ma famille me manque aussi. La peur s'installe doucement en moi, monte tel un serpent, sinueuse, et je laisse le stress m'envahir. J'appelle une dernière fois ma mère et ma sœur pour leur dire que je les aime et que je pense fort à elles. C'est une chose que j'ai toujours fait, m'assurer que ma famille va bien quand je ne me sens pas en sécurité. Je suppose que c'est une manière comme une autre de faire valoir mon instinct de protection envers les gens que je chéris, surtout depuis l'accident de ma sœur.

 Le train part, et j'observe les gens autour de moi : des anglais pour la plupart, un peu de touristes français et canadiens. Des hommes d'affaire surtout. Je ne me sens pas vraiment à ma place, mais m'occupe comme je peux. Les deux heures et demi passent en fin de compte assez vite, mais plus je prends l'eurostar, plus je trouve que le trajet sous le tunnel s'allonge. Un début de claustrophobie ? 

Nous arrivons avec dix minutes de retard sur l'heure prévue, au lieu des 20 à 50 annoncées en France. Je prends mon ticket de métro, je me dirige vers le quai, et l'aventure commence ! Je n'avais jamais pris le métro londonien auparavant. C'est assez étrange, je n'aurais jamais pensé que l'underground était l'équivalent du RER français. En tout cas, dans cette ligne, les gens sont calmes, et c'est très agréables. 

Arrivée à Paddington, je me dirige vers le quai avec quelques difficultés. La gare est immense et le quai du métro est à l'extrémité de la gare. Dès que je sors, j'aperçois un paysage tout à fait différent de Saint Pancras, où je suis arrivée, très industriel, « moderne » donc gris et moche mais espacé. J'ai à peine le temps de prendre mon ticket qu'il est déjà 11h45, il est temps de prendre mon train pour Cardiff Central. Le train de ligne Ouest s'apparente à un TER français, mais en plus délabré. On se plaint souvent de la qualité de service chez la SNCF, mais prenez un train anglais et vous verrez, vous relativiserez. Je me suis assise à côté d'une femme d'affaire de Newport qui m'explique gentiment que mon train arrivera à 13h45 à Cardiff. Je m'occupe, je commence Pokemon Noir 2. Les gens sont très bruyants dans le train. Malgré les annonces, ils n'hésitent pas à passer leurs coups de téléphone dans la rame et non dans les espaces entre les wagons. Cet épisode me rappelle Paris, étrangement.

 Je n'ai pas vraiment vu le trajet passer. J’emmagasine la fatigue depuis quelques semaines. Il faut dire qu'organiser un déménagement d'un an à l'étranger, tout ça en étant prévenue deux semaines avant le début de son contrat de travail, n'est pas une mince affaire. J'arrive à Cardiff à l'heure prévue, et me dépêche de trouver une machine à ticket pour payer mon trajet jusqu'à Pontypridd (prononcer Pontypriff), et un agent m'explique le trajet et me vend un ticket. Dans la gare, comme dans toutes les gares welsh, les instructions, les panneaux et autres insignes sont d'abord indiqués en gallois, puis en anglais. C'est un peu comme en Bretagne. 20Min après, donc 14h30, j'arrive à Pontypridd où je m'accorde un lunch tardif mais mérité. Des choux fleurs à la crème avec brocolis et salade à côté. Je fonds et mange tout en moins de dix minutes, alors que j'ai rendez-vous à 16h.

 J'en profite pour me reposer un peu avant de tenter de comprendre tout ce que me dira ma future propriétaire. Les gens à Pontypridd sont à deux extrêmes différents. D'un côté, il y a une population de personnes âgées assez impressionnante, de l'autre, il y a beaucoup de jeunes mamans. Je n'ai jamais vu autant de bébés en une journée que celle de jeudi dernier. Et quand ils ne sont pas avec leur mère, ils sont avec leur père. C'est à me rendre mal à l'aise. Les bâtiments sont assez étranges, entre le strasbourgeois et la maison bretonne colorée. Je n'arrive pas tellement à décrire l'architecture. Je ne pense pas être encore bien habituée. Il règne ici une atmosphère étrange.

 Christiana, ma colocataire allemande, m'a dit qu'il y avait une mine de charbon dans la ville auparavant, et que l'eau de la rivière Taff était noire avant qu'ils arrêtent de l'exploiter. Je compte me renseigner un peu plus quand je serai mieux installée. A 16h10, la responsable du département français vient me chercher à la gare pour me conduire à ma nouvelle maison. Elle est à 20min à pied du centre-ville, 5min en voiture quand il n'y a pas de bouchons. C'est une maison grise, un peu vieille mais qui possède un certain charme, meublée années 60. Une forte odeur de renfermé s'échappe de la moquette, des murs, des fauteuils, que j'essaie de faire partir depuis que je suis arrivée. Joy, ma proprio, me fait visiter le rez de chaussé avec deux chambre, et le premier. J'ai choisi la chambre en L, qui se trouve à l'autre bout de celle de Christiana. J'entends moins le bruit des voitures qu'au rez de chaussée, et c'est parfait. J'ai des draps, des couettes, des serviettes à volonté. Et le plus important : je peux m'installer tout de suite.

 Pour quelqu'un d'aussi anxieux que moi, qui ne savait pas où dormir le soir, c'est un soulagement. Je suis presque tentée de serrer tout le monde dans mes bras tellement je suis soulagée. On m'explique vite-fait comment fonctionne l'électricité, le gaz. Il s'agit de cartes qu'il faut aller recharger au bureau de poste (que je n'ai pas encore trouvé). C'est bon ! Je peux m'installer !! Je suis chez moi !!!

 Après avoir vidé mon sac à dos, Christiana m'accompagne au supermarché où je fais le plein de produits frais. J'ai décidé de me prendre en main, vu le résultat de mes dernières analyses. Je n'ai pas envie de finir diabétique. Epuisée, je rentre et m'endors vers 22h, heure anglaise, après une longue journée.

mercredi 17 avril 2013

Cloud Atlas, syntaxe générativiste, et Maître Yoda

Je sais, je promets d'écrire souvent, mais je ne le fais pas. 
J'ai tellement d'idées et de sujets à approfondir que je ne sais par où commencer. J'aimerais écrire sur l'adaptation de La Cartographie du ciel, de David Mitchell, en Cloud Atlas, des Wachowski.

Ce film nous a tellement ému, T. et moi, que nous n'en menions pas large en sortant du cinéma. Je me suis mise à lire le livre pour tenter de faire durer la magie du film, pour déceler les moindres détails d'adaptation, les erreurs, les amplifications, mais sachant que chaque chapitre fait une centaine de pages et que je suis en pleine période de rendu de dossier, c'est un peu compliqué. Sur les six vignettes décrites dans le film, il ne m'en reste que deux à lire.


J'aimerais parler de linguistique. Vous savez, cette approche complètement scientifique de la langue, des messages que nous utilisons chaque jour, à chaque instant, pour interagir avec notre interlocuteur. Oui, c'est ça. C'est le domaine que j'étudie cette année, à l'université, à la place de la traduction (ou en complément, comme je me l'étais dit avant de commencer l'année).




Ne faites jamais de linguistique. 

Ou du moins, ne faites jamais de syntaxe générativiste. Jamais.

C'est le meilleur moyen de vous dégoûter de l'étude la langue. Les énoncés sont parfois tellement irééls, surtout dans l'approche que j'étudie en linguistique française et romane, qu'il est pratiquement impossible de savoir si l'énoncé est légitime pour le sujet étudié ou non. D'un point de vue syntaxe, les énoncés que nous étudions sont recevables, ils sont formés correctement, mais au point de vue sémitique, ils ne veulent pas dire grand chose. Ce qui me pousse à me demander si l'étude de la langue de cette manière ne sert plutôt à la dénaturer plutôt que d'expliquer ce qui fait scientifiquement son cœur, sa source...


Cependant, pour vous rassurer, vous pouvez toujours étudier la thématisation et la focalisation d'un point de vue énonciatif. Et tomber, avec vos collègues, sur des énoncés du type Maître Yoda : "Fight, you will", et passer un quart d'heure à énoncer toutes les propriétés attribuées au personnage et sa façon de se comporter dans ce minuscule énoncé.


dimanche 3 février 2013

Aller et retour ~ un voyage inattendu

Il y a longtemps que je n'ai pas mis ce blog un jour. Par fainéantise, par fatigue, par peur peut-être. Beaucoup de choses ont changé depuis les derniers messages. Beaucoup sont encore en préparation, la plupart me tient à cœur parce qu'ils traitent de sujets qui monopolisent les connaissances que j'ai mis du temps à réunir.

Mais le plus important, outre le fait que j'ai repris les cours, qui sont de plus en plus poussés, c'est l'arrivée dans ma vie de mon compagnon. Solitaire de toujours, je m'étonne moi-même de passer tant de temps avec lui. C'est tout nouveau pour moi, et en même temps assez difficile. Ce doit l'être encore plus pour lui qui n'a pas l'air d'avoir grand monde à qui se confier. 

Je ne sais pas, d'ailleurs, si c'est à cause de moi ou si c'est naturel, mais mon chat, d'ordinaire si agressif envers les hommes, reste souvent collé à lui. C'est étrange, mais ça me fait sourire. Tant mieux. Bien sûr, Hoshi aime bien venir me faire des câlins une fois que Thomas est parti, mais il aime également ronronner sur les genoux de son nouveau maître. 
Nous sommes bien tous les trois, nous nous entendons bien, et malgré quelques moments difficiles pour moi, je ne laisserai ma place pour rien au monde. Nous sommes un jeune couple, nous avons le droit de faire des erreurs. 

Côté Lolita, je suis plus ou moins active. Je sors souvent avec Clafoutea, mais ce n'est pas tout le temps en Lolita. Nous sommes vraiment des amies, pas des "amies loli". Clafoutea est vraiment quelqu'un que j'apprécie beaucoup, qui arrive à faire tant de choses avec ses mains et qui sait rester naturelle. 
J'avoue que je voue une sorte d'admiration à toutes les personnes que je considère comme mes amis. Toutes ces personnes sont différentes de moi et présentent des qualités ou des défauts que je ne possède pas pour la plupart du temps, et sont en quelque sorte plus extraverti que moi dans ces domaines. J'adore mes amis. Même si je ne leur montre pas vraiment. C'est difficile pour les gens introverti d'exprimer leurs sentiments envers les gens qu'ils aiment. Encore plus quand on s'exprime aussi mal que moi. Je bafouille, les mots ne sortent pas comme je le veux, mes phrases n'ont aucun sens, ou encore ne sont aucunement raccordées à la situation d'énonciation (la plupart du temps). D'aucun diront que c'est ce qui fait mon charme, mais j'avoue que parfois, cette situation est fort embarrassante. Enfin, ce n'est pas à 23 ans qu'on viendra me changer.

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Voici quelques photos de l'anniversaire de Chantilly que nous avons fêté chez moi, à Tours (et donc dernier meeting loli en date). La plupart des photos ont été prises par Guillaume, le copain de Hanako.

La table, pleine de victuailles préparées par Chantilly
La traditionnelle photo en extérieur, où j'ai l'air de danser la polka, mais qui reste ma préférée car nous sourions toutes

Distribution des cadeaux


mercredi 7 novembre 2012

Le Tokusatsu en France : un mal ambiant

La communauté française de Tokusatsu est en crise. Ce qui s'est passé sur Toku-Forever n'est que le fruit, le résultat d'un ressentiment ambiant. 


Pourquoi attacher autant d'importance à quelque chose qui n'existe seulement que pour énerver ? Car il ne faut pas se le cacher, le blog de Yugande ne possède aucune caractéristique qui pourrait le classer comme blog intéressant du point de vue de la description des séries, n'ayant pas une portée critique assez développée pour changer la communauté. C'est une sorte de Canard Enchainé du Tokusatsu. On ne pointe pas seulement les mauvais points du travail d'une personne comme il l'a fait pour la critique. La notion de critique, ce n'est pas ça. C'est certes dresser un plan des bons ou des mauvais points, mais c'est aussi proposer des solutions, des changements efficaces, des pistes d'ouvertures au travail de la personne critiquée. Et pas besoin d'être sorti du lycée pour le comprendre, ou pour en avoir l'art et la manière. Le seul point positif de ce blog est de faire réagir la communauté. On en apprend beaucoup en voyant tous les membres s'insulter, je vous assure (et depuis quand se permet-on d'étaler la vie privée des autres de manière publique ? L'éducation de certain est à revoir sérieusement). 
J'ai été très surprise de voir qu'UNE SEULE PERSONNE ait réellement compris l'enjeu de tels articles. D'un côté, je suis totalement déçue du comportement de la plupart des utilisateurs. De l'autre, je suis soulagée de voir que des personnes (que j'estime encore beaucoup malgré leurs accusations infondées sur ma personne) n'aient pas bronché et aient laissé cette histoire courir. Bravo, vous faites preuve de la maturité que je recherche.


Ce qui m'amène à ce point. Je suis redevenue une membre lambda de la communauté Tokusatsu. Malgré les fortes dissensions, les chantages dont je suis victime, j'ai toujours envie de participer à la vie de la communauté, et je n'arrêterai pas, je ne me tairai pas. Mon but n'est pas celui de Yugande. Je  ne cherche pas la guerre, je ne cherche pas à me mettre tout le monde à dos. 
Mon but, c'est de vous montrer d'une part la vision que j'ai de la communauté dans sa globalité (aussi bien française qu'internationale), mais aussi de vous montrer comment je vois les séries que je regarde. Quand on prend autant de plaisir à regarder une série destinée aux enfants et qui semble ne posséder aucune qualité scénaristique, on se pose la question suivante : mais qu'est-ce qui fait que je regarde du Tokusatsu ? 



C'est une question que je me pose à chaque nouvelle série, et c'est un sujet que peu d'entre nous, dans la communauté française, exploitons. Ma théorie sur ce problème est simple. La communauté française est exclusivement composée de membres masculins. Je parle avec beaucoup de membres féminins, qu'elles soient françaises ou d'autres pays. Nous discutons de manière totalement différente des séries de celle dont nous parlons sur Toku-Forever, par exemple. Vous n'avez pas idée de ce qu'on peut manquer en regardant un toku en se disant : "chouette, je vais regarder 5 glandus discuter des valeurs de la famille et de l'amitié pendant 10min, se battre 5 minutes en spandex, et se combiner en "gattai" pour les 5 minutes qui restent".


C'est cette vision que j'essaierai de vous montrer dans mes prochains articles parlant de Tokusatsu (je finirai bien par sortir un truc sur la communauté Lolita : elle est aussi... crue que la communauté Toku).



À bientôt !

samedi 27 octobre 2012

素晴しいのモヴイ : Kamen Rider X Super Sentai Super Hero Taisen




 Je n'avais pas eu le temps, avant ce soir, de regarder le dernier film Kamen Rider X Super Sentai, le Super Hero Taisen (仮面ライダーxスーパー戦隊スーパーヒロ大戦) qui était sorti au début de l'année sur les écrans japonais. Il n'est sorti que récemment en DVD, donc le reste du monde n'a pu en profiter que depuis peu. 
  J'ai bien fait d'attendre, du coup, car j'ai pu le regarder avec les sous-titres de l'équipe américaine de sous-titrage OVER-TIME. J'aime beaucoup leur travail, toujours complet, et leur approche aux lecteurs/spectateurs. Ils expliquent souvent les problèmes que le japonais leur a posé lors de la traduction. Quoiqu'il en soit, ils se sont dépêchés de nous pondre une traduction anglophone de Super Hero Taisen, qui n'est vraiment pas mal si l'on ne regarde que pour les sous-titres et pas les effets (sinon, j'aurais attendu celle de TV-Nihon ou plus hypothétiquement Heroshock).



  Je dois avouer que ce film m'a fait l'effet d'une claque. Je m'attendais au film de la nouvelle période Heisei habituel, du genre : je suis un super héros qui prend une super nouvelle forme et je vais poutrer le nouveau hyper méchant du film, en insistant bien sur les valeurs de la justice, de l'amitié et de l'humanité.


  
  Au delà de ce schéma habituel, les scénaristes ont pas mal développé le caractère des personnages principaux. On connaissait déjà le Joe (GokaiBlue) à l'histoire sombre, aux réactions bien manly, une force avant d'être une tête. Dans ce film, Joe nous est présenté comme un personnage à l'amitié sensible, qui ne comprend pas que Marvelous (GokaiRed) puisse trahir ainsi le sens de la justice, que les Gokaigers ont défendu pendant une cinquantaine d'épisodes. C'est pareil pour Don (GokaiGreen), un peu cucul dans la série, qui devient la tête pensante du restant des Gokaigers, qui sait prendre les bonnes décisions et garder la tête sur les épaules. Du côté Rider, Kaitou Daiki n'était que l'égal de lui-même, un voleur inné, un camarade téméraire et protecteur, pas de grand changement à ce niveau. De même que Pour Eiji, Tsukasa, Hina, et le Kamen Rider Club. L'emphase a vraiment été mise sur les personnages de Gokaiger. 




  Niveau histoire, ce qui m'intéresse le plus, c'était tout simplement un chef d’œuvre. Bon, bien sûr, un chef d’œuvre du Tokusatsu si l'on considère le septième art dans son entier. Je veux dire par là que le film est un habile mélange d'un film Sentai, mais avec un trait très prononcé du Kamen Rider. L'histoire est sombre, les Escadrons et les Riders Masqués doivent se battre pour leur propre survie contre Daishocker et Daizangyack, Tsukasa et Marvelous. La plupart voit leurs amis "mourir" devant leurs yeux, et les acteurs rendent énormément bien la tristesse par leurs expressions et leur jeu. Ce sont des choses que nous n'aurions probablement pas pu avoir si le film avait été tourné au début de la série Gokaiger.
  Les acteurs ont de l'assurance, pas comme ceux de Gobusters ou de Fourze, et je pense que c'est une des raisons pour laquelle ces derniers ne figurent pas vraiment comme "héros de premier plan" dans le film. J'ai retrouvé mon Decade et mon Diend, comme je les avais quittés en 2009, presque inchangés. Ça m'a fait plaisir, même si maintenant que j'ai vu les Kamen Rider de la période Heisei (à part Kabuto et Hibiki, que je n'ai vus qu'à moitié), je me rends compte que cette série n'a pas été très bien réalisée. Ce côté nostalgique m'a vraiment séduite.




  Un des principaux défauts du film, et ce sera le seul dont je parlerai, c'est le manque de rythme dans l'avant-combat final. Sérieusement, j'ai vraiment eu l'impression qu'ils ne devaient pas abîmer leurs costumes. Ça ne se tapait pas vraiment dessus. Bien sûr, ils ne le font pas dans la série, mais c'était juste extrêmement obvious dans le film. De ce fait, tout le combat manquait d'une certaine rapidité, d'une fluidité qu'on retrouve pourtant habituellement dans les séries. Manque d'artifices ? De jeux de lumière ? En tout cas, je trouve ça dommage d'avoir passé tout le budget du film dans les images de synthèse bancales (certains plans me font penser à du Gaoranger, et pourtant ça date !) au lieu des artifices. 



  Cependant, la bande-son et le générique de fin rattrape ce petit défaut. J'avais beaucoup aimé la musique de Kamen Rider Decade, et c'est d'ailleurs pour son générique d'ouverture (composé et chanté par Gackt) que j'avais commencé à regarder la série. Le film possède une musique assez proche de celle de Decade, mais retravaillée pour coller à celle de Gokaiger. Ça donne un effet assez, comment dire, sérieux, tout comme la série Decade, mais nouveau. Ce qu'il fallait pour me combler !




  J'espère ne vous avoir pas trop spoilés mais cependant vous avoir donné envie de regarder ce merveilleux film ! Disponible sur tous les sites que j'ai cités au début de l'article !


vendredi 19 octobre 2012

Hanz Zimmer ou la réutilisation de thème dans sa perfection la plus ultime

  S'il y a bien quelque chose dont je ne peux me passer, en tout circonstance, c'est bien la musique. Je vis, je respire la musique. Nulle part sans mon baladeur et mon casque. Nulle part sans ma collection sonore du moment. La musique rythme ma vie et ma vie est rythmée par la cadence de ces pistes. Je ressens la musique de tout mon être, je ne peux vivre sans car elle est partie intégrante de ma vie. Elle m'aide à exprimer mes émotions, à placer des mots sur ce que je ressens. C'est un exercice que je fais depuis le lycée, où j'ai réappris à exprimer ce que je ressentais et pas à le garder, comme dans les autres matières. La musique, c'est mon expression personnelle, même si je ne suis pas capable de l'écrire - à mon grand regret.

  Il y a des titres, comme ça, que j'ai depuis des années sur ma PSP. Comme la plupart des génériques composés par Danny Elfman. Je possède également plusieurs titres plus ou moins classiques, des génériques surtout, de film ou d'animes. J'aime particulièrement les génériques composés par M. Au delà d'aimer sa voix, je suis surtout attirée par la poétique de ses chansons (Les triplettes de Belleville, La Seine).


  Venons-en aux faits. J'ai regardé il y a un mois le deuxième volet de Sherlock Holmes, réalisé par Guy Ritchie. Le premier m'avait absolument ravie, tant au niveau musical qu'au niveau scénaristique. Mais là, ça a été une révélation. Hans Zimmer a repris le thème du premier film, certes, mais l'a transformé en une magnifique bande originale finalement très originale, qui colle exactement à tous les moments du film.

  Le thème est aussi sombre que dans le premier. Les premières pistes sont parfois très violentes  alors que les intermèdes sont très calmes. Cependant, ces intermèdes interviennent à des moments où la tension monte pour les personnages. Je parle bien entendu du "tic-tac" symbolisant la bombe de la première partie du film, qui nous accompagne jusqu'à la sixième piste. D'ailleurs, cette piste marque vraiment la scission entre deux parties du film. Avec Romanian Wind, on sent qu'on entre dans une autre phase de l'histoire, voire le dénouement. En fait, la musique correspond tout à fait au scénario et contribue même à visualiser ce scénario. Et c'est ça pour moi le noyau dur, la fonction principale de la musique de film.
  La musique doit créer l'ambiance, par son occurrence ou son absence. Arriver à suggérer plus que l'image grâce à la culture commune des spectateurs. C'est ça que Hans Zimmer a réussi à faire. Prenons par exemple Two mules for Sister Sara, la piste qui passe sur la scène où Sherlock, Watson et leurs compagnons parcourent la forêt à cheval. Le rythme suggère le galop, le trot, en bref le rythme du cheval mais les flutes rajoutent un élément assez... inhabituel qui se traduit à l'écran par l'absence de contrôle de Sherlock sur son cheval. On s'attendrait à une piste "linéaire" et "normale", typée western (en tout cas, c'est ce à quoi cette piste m'a faite penser), mais on a des trilles qui sortent de nulle part, improbables, qui interrogent le spectateur : mais pourquoi a-t-on des éléments musicaux aussi incontrôlés sur un thème destiné à un homme qui est censé pouvoir tout contrôler ?


  Finalement, je veux vous parler du générique.  Le thème commence par un petit rappel, au clavecin, du thème principal, puis une reprise un poil différente au violon, plus soutenue. À première écoute, on penserait qu'il s'agit exactement du même morceau que pour le premier volet. Pour rappel, le premier, Discombobulate, traduisait exactement la notion de la surprise, de la confusion gênante avec ses intervales rapprochées, mais paraissait après plusieurs écoutes trop lent. Dans la seconde version, qui est beaucoup moins utilisée que dans le premier film, la ponctuation du rythme est différence. Au lieu d'avoir comme un 1/4, on a plutôt un 2/4. Je veux dire par là que le rythme tombe deux fois plus souvent, et de ce fait appuie chaque temps accentué. Il y a là un effet de régularité qui rejoint un peu le mouvement de l'horloge qu'on entend dans une grande partie de la bande-originale.



 Pour moi, Hanz Zimmer a surmonté toutes les difficultés qu'il avait laissée dans la première bande-originale. Celle-ci "coule de source" : je vois le film se dérouler devant mes yeux quand j'entends une piste. C'est vraiment ce qui m'a donné envie d'acheter le cd : retrouver l'ambiance du film par la musique. Et c'est ce qui m'importe quand je regarde un film, c'est tout d'abord sa musique, car pour moi, un film perd une grande partie de son charme si la musique ne correspond pas à son déroulement. Mais je ne compte pas les bandes originales asiatiques dans cette optique, cependant, car la bande-son peut suggérer bien autre chose chez eux que l'accompagnement du film. 

 
À bientôt pour un nouvel article !

mardi 2 octobre 2012

Book's meme, selon Hanako

J'avoue, j'ai commencé un blog alors que j'ai à peine le temps d'aller sur internet. Mais j'ai quand même commencé 4 articles !
La masse de travail cette année est considérable, je ne sais pas si j'aurais le temps d'écrire de façon régulière...
Dans tous les cas, voici un book's meme que j'ai trouvé sur le blog d'Hanako, il y a quelque temps. Je vous souhaite une bonne lecture, et puisse cet article vous en apprendre un peu plus sur moi et mes habitudes !


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1~ Pages cornées ou marque page ?
Je ne supporte pas d'abîmer un livre. Je trouve donc n'importe quoi pour faire un marque page. Le plus souvent, c'est une photo ou une carte postale. Il m'est arrivé plusieurs fois d'utiliser un ticket de caisse. Après tout, je vois beaucoup de personnes dans le métro utiliser des tickets de métro ! Je n'ai qu'un réel marque page, affublé d'un dessin représentant le guitariste de Dir En Grey : Die. Comme je lui environ trois livres en même temps, je suis obligée de parer à toute éventualité de manque de marque page. Cela dit, j'ai trouvé de très beaux spécimens lors de mes péripéties swapesques. Idées à creuser.

2~ Vous a-t-on déjà offert un livre ?
On ne m'a jamais vraiment offert de livre. Mes parents n'ont pas le même rapport au livre que moi, et nous avons eu quelques périodes où nous privilégions plus la nourriture que les choses futiles comme l'écriture et la lecture. Ce qui explique sûrement le rapport spécial qui me lie au livre. Le peu de livre qu'on m'a offert sont de belles éditions de contes pour enfants ou de beaux livres. Je crois que mon Petit Prince est toujours couverte, pour éviter que je l'abîme.

3~ Lisez-vous dans votre bain ?
Je lisais dans mon bain quand j'avais une baignoire. Un bain excessivement chaud et un bouquin à la main. Ah ! que cette période me manque !

4~ Avez-vous déjà pensé à écrire un livre ?
Plusieurs fois, mais je suis très critique de mes propres écrits. Je veux écrire à la perfection, mais j'en suis très loin. Donc je ne publierai pas. J'ai tout de même, parfois, un éclair de génie. Je suis particulièrement fière du premier chapitre de ma dernière fanfiction. En fait, je suis douée pour commencer un texte, mais pas pour le finir...

5~ Que pensez-vous de séries de livres en plusieurs tomes ?
Ça peut-être sympathique si le style de l'auteur se prête à ce genre de chose, s'il y a un enjeu littéraire. J'avoue que je n'aurais jamais imaginé le Seigneur des Anneaux n'être découpé autrement qu'en six tomes (même s'ils n'ont été publiés qu'en 3). On va dire que ça profite à tout livre sorti en série, mais ça peut aussi causer leur perte s'il n'y pas de travail littéraire derrière (en gros, si c'est un bouquin qui traine, aucun intérêt).

6~ Avez-vous un livre favori ?
C'est difficile, j'aime beaucoup tous les livres que j'ai choisi hors cadre études. Je pense que mon préféré, c'est Armand The Vampire, d'Anne Rice. A chaque fois que j'ai lu un tome des Chroniques Vampiriques, j'ai adoré, mais celui-ci a vraiment été une révélation. Je pense que je me suis rapprochée du personnage d'Armand, ce jeune homme, coincé entre deux âges, au regard plus vieux qu'il n'en a l'air. Un peu moi, en quelques sortes.


7~ Aimez-vous relire un livre ?
J'aime beaucoup relire un livre après l'avoir étudié, ou après quelques années de repos. D'une part, parce qu'on apprécie toujours un livre qu'on a choisi de lire soi-même. D'autre part, parce je ne mémorise pas tout ce que je lis. Beaucoup de détails passent à la trappe dans ces cas-là. C'est un problème que je n'ai pas lorsque je regarde un film : j'ai tendance à réfléchir pour trouver la fin dès les premiers signes de dénouement du scénario (et me coller une migraine). C'est peut-être pour ça que j'aime les livres...

8~ Rencontrer ou ne pas rencontrer vos auteurs favoris ?
J'ai tendance à pleurer quand je me retrouve dans une situation émotionnellement trop forte ou trop dure. Ce ne sera pas bon pour l'auteur si je le rencontre : il aura l'impression d'être la cause de mes malheurs, alors que je suis simplement trop heureuse d'être là (si d'aucun se souvient de la rencontre avec Közi). De plus, j'ai beaucoup de difficulté à parler (même si ça ne se voit pas la plupart du temps) avec les personnes que j'admire, donc je m'emmêlerai les pinceaux à coup sûr !


9~ Aimez-vous parler de vos lectures ?
Non, je n'aime pas trop. Du moins pas à l'oral. Comme je l'ai dit, j'ai des difficultés à m'exprimer quand je parle avec quelqu'un que j'estime plus que moi, ou que j'admire. De plus, mes lectures sont très personnelles, et je suis consciente que la plupart des gens ne partagent pas les même émotions que moi lors de leur lectures. Enfin, je pense que c'est surtout par honte que je n'en parle pas. Je ne possède pas la connaissance d'Hanako, par exemple, qui a fait un superbe meme sur les livres. J'ai lu des auteurs, comme ça, mais je n'ai jamais vraiment pris plaisir à lire de grands auteurs comme Kafka. Je pense que je suis toujours réticente quant à la littérature classique à cause de mes études. C'est un genre que j'associe trop à la contrainte des études. Un jour, peut-être ?

10~ Comment choisissez-vous un livre ?
Je regarde d'abord la première de couverture, puis la quatrième. La plupart du temps, je choisis mes livres par rapport aux on-dit de mes amis. Par exemple, une de mes connaissances a fait son mémoire sur la cybernétique dans la littérature d'Isaac Asimov, j'ai donc choisi un livre du même auteur pour le découvrir.

11~ Une lecture honteuse ?
Je lis en grande partie des livres pour enfants ou pour pré-adolescents.

12~ Votre place favorite pour lire ?
C'est mon lit - à défaut de ma baignoire inexistante. C'est l'endroit le plus confortable que j'ai trouvé. Vu que ma sciatique me fait souffrir au bout d'une heure à peine, mieux vaut ne pas trop bouger et rester allongée.

13~ Votre livre idéal, c'est...
Un livre qui retrace une aventure, un voyage. Un livre exotique. Un deuxième Seigneur des Anneaux, en quelques sortes.

14~ Lisez-vous par dessus les épaules des autres ?
Je ne le fais que dans le métro, pour lire les nouvelles. Sinon, je n'aime pas du tout pénétrer dans l'espace d'autrui par curiosité. Chacun ses lectures, ses pensées, et qu'on ne m'embête surtout pas dans le métro.

15~ Télévision, jeux-vidéo ou livres ?
Jeux-vidéo et livres. Et je marche par période. Une période sera consacrée aux jeux-vidéo, l'autre au livres. En ce moment, c'est plutôt livres (et ce satané Rushdie que je veux finir avant d'attaquer mes lectures universitaires). La télévision, je la regarde pour ses documentaires (je suis accro aux documentaires animaliers) et pour les informations, parfois.

16~ Lisez-vous en mangeant ?
J'ai toujours été habituée à regarder la télé en mangeant, et j'étais obligée de poser mon livre, de parler si on me posait une question. Le seul moment où je pouvais voir mes deux parents était le dîner, donc un moment où nous devions à la fois être présents et parler de sujets familiaux si besoin. Cela dit, je relis souvent mes cours en mangeant, le soir, si je n'ai pas eu le temps dans la journée. Lire en mangeant, oui, mais seulement par manque de temps !

17~ Lisez-vous en silence ou avec de la musique ?
Je fais tout - absolument tout - en musique. La musique est une composante essentielle de ma vie. Elle ne peut ne pas exister dans n'importe quel moment de la journée. En ce moment, par exemple, j'écris sur une piste de la bande originale de Matrix Revolution. Donc oui, je lis en musique.

18~ Et la lecture sur livre électronique ?
Je n'ai pas encore essayé. Je lis pas mal sur ma psp, notamment des fanfictions quand j'arrive à me connecter sur internet. Je pense que j'arriverais sans mal à me faire à l'idée de lire sur un livre électronique, mais quant à n'utiliser que cette méthode... J'aime trop la sensation du papier sur mes doigts pour favoriser l'électronique !

19~ Le livre tombe : le finissez-vous ou non ? 
Non, j'attends le lendemain pour finir. Le sommeil est quelque chose de très important chez moi (et chez n'importe quel être humain), et il ne doit pas être raccourci. De plus, de mon sommeil dépend mon humeur, alors autant dormir comme il se doit et ne pas envoyer valdinguer tout le monde après !

20~ Imaginez que vous vous retrouvez sur une île déserte et que vous ne devez prendre que trois livres, lesquels choisissez-vous ?
1) Un kindle (yeaaaaaaah ! Merci Gwendoline !)
2) Le Seigneur des Anneaux, de J.R.R. Tolkien, pour le voyage et l'apprentissage
3) une encyclopédie anglaise : comme ça, je pourrais apprendre en tout tranquillité.